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Préserver le foncier et favoriser l’installation

Comme de nombreux territoires, le Parc Naturel Régional du Luberon connaît une disparition rapide du nombre de fermes. Entre 2000 et 2010, il y a eu des baisses de 30 % du nombre d’agriculteurs et de 17% de la Surface Agricole Utile. Il y a également un vieillissement de la population agricole et de faibles perspectives de succession. Au total, 45% des agriculteurs ont plus de 50 ans et sont sans succession connue, cela 900 exploitations et 17 000 hectares.

Depuis 2011, le service agricole du Parc a mis en place le Réseau Foncier Agricole afin d’identifier le foncier disponible et faciliter la transmission et l’installation de nouveaux agriculteurs. Un groupe de travail réunissant la SAFER, les Chambres d’Agriculture 04 et 84, Terre de liens, ADEAR 84 , Région Sud, Conseils Départementaux 04 et 84. Ce réseau a déjà permis d’accompagner les collectivités du Parc.

«Objectif C.1.4 Soutenir les initiatives et les actions en faveur de l’installation de nouveaux agriculteurs et veiller à la sauvegarde de la vocation agricole et pastorale des terres»

Extrait de la Charte du Parc du Luberon
Sainte-Tulle : le projet AGRITULLE

Au départ, deux démarches parallèles : la réalisation du PLU et la volonté du maire de maintenir l’agriculture en favorisant les circuits courts. Un diagnostic a été effectué en 2012 par la Chambre d’Agriculture, qui a permis de rencontrer l’ensemble des agriculteurs, d’identifier les friches, les exploitations sans successeur (200 ha sur 740), et de faire émerger un projet agricole collectif. Cela a permis la mise en place d’un repérage des cédants par la Chambre d’Agriculture, l’ identification de 14 ha en friches par la SAFER potentiellement à vendre, le lancement d’une procédure de «biens sans maîtres» sur un secteur boisé, dans l’objectif de remobiliser du foncier à potentiel pastoral.

Gargas : reconversion de bâtiments agricoles abandonnés

Dans le cadre de la réhabilitation d’un bâtiment agricole abandonné, la commune, avec l’aide du «groupe de travail foncier», a mis au point un projet agricole comprenant la mise à disposition de 27 ha, la réhabilitation du bâti pour loger les agriculteurs, et également des logements pour des non-agriculteurs (4 logements créés). A final, 2 agriculteurs bio ont été installés.

DLVA : mise en place d’une Zone Agricole Protégée